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Quand le train desservait Montmartin-sur-mer

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Si les voies ferrées ont disparu, le tracé est encore visible sur les 8,35 km qui séparent Orval de Regnéville. De nombreuses traces du passé ferroviaire de Montmartin sont identifiables dans la commune. Sa gare, bien sûr, les maisons de garde-barrières et l’ancien tracé entre Montmartin et Regnéville où l’on peut encore admirer la gare terminus. Une magnifique promenade où l’on peut imaginer les voyageurs découvrant la mer après 7h11 minutes de trajet entre la gare Saint-Lazare et Regnéville, avec 2 changements de train.

C’est l’affluence à Montmartin ce 3 août 1902 pour l’inauguration de la ligne de chemin de fer Orval-Hyenville-Montmartin-Regnéville. Le 18 mai, le conseil a voté une subvention de 1 500 francs de l’époque pour « les réjouissances populaires », le bal et le banquet républicain. La commune avait déjà participé aux frais d’études préliminaires à raison de 3 000 francs en 1881 et 10 000 francs en 1882.

Une première étude privilégiait de relier Montmartin non à la ligne Lison-Lamballe à Hyenville, mais au chemin de fer à voie étroite de Coutances à Agon-Coutainville par le Pont-de-la-Roque. Le conseil municipal défendit le projet Hyenville-Regnéville, faisant valoir l’importance escomptée du trafic de marchandises, en liaison avec le port de Regnéville : chaux de Regnéville et de Montmartin, pierre taillée, légumes des cultures maraîchères de la côte, sable des dunes et tangue.

Le projet, finalement approuvé en haut lieu, fut réalisé à la fin du XIXème siècle. Le nombre de voyageurs était important en raison des foires et marchés nombreux à cette époque. En 1912 on signale l’existence d’un train de marées à 6h43. Le trafic de marchandises consistait en sable, fourrages, pierres à revêtement routier, chaux, tangue.

L’occupation allemande mit à terme à ces trafics, en février 1942 la voie fut déposée. En juin 1945, le conseil municipal demanda en vain le rétablissement de la voie. Ce fut la fin de l’histoire ferroviaire montmartinaise.

Jean-Francois Leroy, pour l’association des patrimoines de Montmartin-sur-mer